Conscient

Peintures Conscient emballées

Accueil L’économie circulaire ? Notre projet L’encyclopédie Actualités Langues Conscient Web : https://conscient.be/ Contact : infos@beconscient.com Localisation : Bruxelles, Belgique Date de rencontre : 5 avril 2023 Maturité du projet : Mature Recyclage Santé Accessibilité La prise de conscience familiale Conscient, c’est l’histoire d’une prise de conscience familiale, celle d’Anas et Sirine, frère et sœur jumeaux. Tout a commencé par des problèmes respiratoires qui ont provoqué une hospitalisation en urgence pour Sirine. La cause ? Un allergène, le methylisothiazolinone, conservateur utilisé fréquemment dans la grande majorité des peintures murales, même celles portant le label “écologique”.  Quelque temps après cet incident, Anas et Sirine sont de nouveau à la recherche de peintures pour leur appartement mais regardent à présent de très près la composition de ces dernières. Le constat ? Pour des alternatives plus saines, les prix étaient soit très élevés ou la mise en place beaucoup moins évidente (comme la chaux ou l’argile). Suite à cette prise de conscience est née l’idée de créer une peinture saine et accessible à toustes : Conscient s’apprête à naître. “Conscient, ce n’est pas une entreprise de peinture, c’est une entreprise qui propose des solutions à des problèmes.” Formuler des peintures saines En effet, Anas et Sirine n’ont alors pas la prétention de créer une peinture, ces dernier.ère.s provenant de milieux plutôt éloignés du monde de la peinture : respectivement l’IT management et la communication digitale. Iels décident donc de contacter des formulateur.ice.s en leur donnant leurs critères : une peinture sans dioxyde de titane et sans conservateurs allergènes, donc une peinture en poudre. La réponse des formulateur.ice.s a été très rapide : impossible de remplacer le dioxyde de titane et qui voudrait d’une peinture en poudre ? Présent dans 99,9% des peintures, le dioxyde de titane, récemment interdit dans le secteur alimentaire suite à une législation européenne, est une molécule de fort intérêt dans le secteur de la peinture du fait de sa couleur blanche et de son pouvoir opacifiant. Cependant, plusieurs études mettent en cause cette molécule comme cancérogène probable ou avéré, notamment celles de l’Inrae et de l’Anses. Suite à cette impasse, iels décident de le faire seul.e.s et se lancent dans l’aventure Conscient. « On pouvait pas se dire qu’on allait mettre un produit qui a un risque de causer un cancer chez les gens » En autodidactes, parfois aidé.e.s par quelques jeunes conscient.e.s au sein de grandes entreprises, Anas et Sirine ont commencé à élaborer les premières versions dans leur salle de bain, puis dans la cave de leurs parents à l’aide une bétonneuse, jusqu’à arriver à leur sixième version. Aujourd’hui, CityDev Brussels, affilié à la Région de Bruxelles qui mène une politique très ambitieuse en termes d’économie circulaire, leur prête un local à loyer très réduit, permettant d’augmenter leur production et de se développer sans subir la pression économique des loyers bruxellois. Le produit fini se présente tel quel : on mélange la poudre emballée dans un sachet réutilisable en coton avec de l’eau avec un rapport un pour un, on attend quinze minutes et la peinture est prête à l’emploi et l’on peut occuper la pièce directement après application. Le résultat : 80% d’énergie en moins en production du fait de la forme de poudre, une diminution de 60% de la facture carbone dû à la non utilisation de dioxyde de titane, une réduction de la facture carbone au transport, le produit étant beaucoup plus léger qu’une peinture classique, une meilleure conservation dans le temps et surtout, un produit deux fois moins cher qu’une peinture classique. Pour commercialiser le produit, iels ont créé leur site Internet où se faisait la totalité des ventes, notamment pour garder la main sur le rythme de production. De plus en plus de personnes se sont intéressées à leur produit et ont commencé à les demander dans les grands magasins. Maintenant, Conscient est commercialisé en Belgique, aux Pays-Bas et en France, la majorité des ventes se faisant via leur plateforme internet, mais également dans des enseignes comme Natura Mater ou encore Leroy Merlin. Une peinture circulaire et écologique ? « Ça n’a pas commencé avec l’idée de faire un produit circulaire totalement écologique. Non, ça a commencé avec l’idée de faire un produit sain. Puis de faire un produit accessible. Puis enfin de faire un produit sain, accessible, écologique et circulaire. » La circularité n’a pas été une question abordée dès la première idée du produit. Pour faire une peinture conforme aux attentes des consommateur.ice.s, il faut un liant qui permette une bonne cohésion et durée dans le temps des pigments sur le support à peindre. L’amidon a alors tracé son chemin dans l’esprit d’Anas et Sirine, produit naturel dont l’extraction est très simple. C’est pourquoi iels ont collaboré avec une entreprise existante sur la région et qui récupérait déjà l’amidon dans les usines, via l’extraction de ce dernier des eaux de lavage des pommes de terre. « C’est stupide de mettre de l’amidon qu’on peut manger alors qu’il y a peut-être d’autres solutions, d’autres moyens comme l’amidon de pommes de terres inaptes à la consommation, puis on s’est dit qu’il y avait moyen de collaborer avec des usines à pommes de terre et de récupérer l’amidon chez eux. » Etre accessible “Nous on a pas été chez les écologistes, on a été chez des gens qui voulaient juste une peinture.” Anas nous l’a longuement répété, le projet initial était de proposer une vraie alternative pouvant être utilisée par tout le monde. Le public cible initial au vu des effets secondaires déclarés était les femmes enceintes puis cela s’est très rapidement élargi à des personnes qui disaient que les prix étaient intéressants, les couleurs belles et qu’iels avaient des enfants. La question écologique n’est qu’un bénéfice annexe. Selon Anas, peu de leurs clients ont développé une conscience écologique mais c’est par l’accessibilité que Conscient les aide à développer cette dernière. Selon lui, beaucoup de personnes qui développent des solutions “écologiques” viennent d’un milieu social confortable et ne se mettent pas forcément à la place des gens lambdas.

Loos-en-Gohelle

Accueil L’économie circulaire ? Notre projet L’encyclopédie Actualités Langues Loos-en-Gohelle Web : https://loos-en-gohelle.fr/ressources/ Contact : https://loos-en-gohelle.fr/contacter-ma-mairie/ Localisation : Loos-en-Gohelle, Pas-de-Calais (62) Date de rencontre : 21-22 mars 2023 Maturité du projet : Mature Monnaie locale Implication citoyenne Loos-en-gohelle ? Petite ville de 7 000 habitant.e.s située au cœur du bassin minier dans le Pas-de-Calais, la commune de Loos-en-Gohelle est reconnue nationalement par l’ADEME comme démonstrateur de la conduite du changement vers la ville durable depuis 2014.  Nous sommes donc partis à la rencontre de celles et ceux qui façonnent cette ville et sa dynamique afin de comprendre comment Loos-en-Gohelle, ancienne cité minière où plus de 5 000 mineurs descendaient chaque jour « au fond » rayonne aujourd’hui à l’international sur les questions du développement durable, de conduite du changement et d’implication citoyenne. L’histoire de loos-en-gohelle : oser se réinventer Avant les mines, les 800 Loossois.es vivaient de l’agriculture. La découverte du charbon change drastiquement la dynamique démographique et paysagère de la ville. De 800 habitant.e.s en 1850, la commune passe à 2 400 habitant.e.s en 1880 puis 7 944 habitant.e.s en 1962 au plus fort de la production. Sur ce territoire où les mines étaient propriétaires des maisons, des aires de jeux, des associations et des jardins individuels, l’épuisement du charbon, ressource naturelle limitée, approchait à grand pas. En effet, la fermeture des mines prévue pour 1986 signifiait des pertes d’emplois massives, un modèle économique non viable et également une certaine honte et une certaine colère. C’était une crise économique mais également sociale, presque tous les mineurs mouraient très tôt de la silicose, et également écologique : cours d’eau inversés, pollution de l’eau drastique et affaissement du sol.  « On savait qu’on courait vers une fin inéluctable et que quand notre modèle s’effondrerait, il ne resterait plus rien » Geoffrey Mathon, maire de Loos-en-Gohellle Alors dès 1984, deux avant la fermeture des mines, le maire de l’époque a une vision claire : il faut se réinventer sans se renier et en qualifiant les atouts du modèle actuel que sont la très forte solidarité, l’expertise et l’envie commune de faire des choses. C’est d’abord sur la culture que s’appuie la commune pour se réinventer, en créant un festival dès 1984, les Gohelliades, qui consiste à exposer pendant quinze jours tous les savoirs faires du territoire, tous les projets qui donnent du souffle et qui permettent aux gens de se représenter un avenir plus durable. C’est d’abord un formidable outil d’éducation populaire et cela permet également aux Loossois.es de reprendre du pouvoir sur leur propres vies, pouvoir auparavant entériné par le système minier qui contrôlait absolument tout. De nombreux projets artistiques ont eu lieu sur les terrils et autour de l’histoire minière, permettant de porter un nouveau regard sur cette histoire locale et d’en finir avec la honte. Juin 2012 signe l’aboutissement d’un travail collectif mené notamment par Jean-François Caron, fils de Marcel Caron et maire à sa suite : le bassin minier et les terrils de Loos-en-Gohelle sont reconnus au patrimoine mondial de l’UNESCO. Origine des Gohelliades, source : ville de Loos-en-Gohelle « Les terrils soit on les regarde comme un mont de déchets, soit on les regarde comme un formidable signal de notre histoire, un endroit plein de biodiversité. Offrir ces espaces-là permet aussi de changer les regards, de se représenter différemment les choses. » Geoffrey Mathon, maire de Loos-en-Gohellle Aujourd’hui, Loos-en-Gohelle est devenue un laboratoire d’expérimentation du développement durable. Elle héberge notamment un pôle de référence du développement durable au niveau de la Base 11/19, dernière fosse d’extraction en activité à Loos, où se côtoient le Cerdd, le CD2E, une pépinière accueillant des éco-entreprises, le théâtre de l’écoconstruction, le pôle de compétitivité national de l’économie circulaire, etc. L’implication citoyenne : favoriser l’émergence d’idées et la responsabilisation de chacun.e Comment les citoyen.ne.s sont intégré.e.s dans les processus d’action de la commune ? PLU participatif, forum local, groupes de travail : ces formes de rassemblement sont monnaie courante à Loos-en-Gohelle.  Mais l’un des dispositifs dont la commune est la plus fière, c’est le programme « Fifty-Fifty ». L’idée était de déverrouiller le pouvoir d’action et de proposition des citoyen.ne.s dans une société très encadrée et hiérarchisée. Ainsi, si les citoyen.ne.s ont des projets ou des idées, iels peuvent les réaliser main dans la main avec la mairie. Au-delà d’une simple consultation où les citoyen.ne.s se plaignent et la mairie agit, on rebondit sur les énergies négatives pour les transformer en volonté d’action positive.  Exemple avec l’un des premiers 50-50 : les citoyens trouvent que les rues ne sont pas assez fleuries, alors la mairie a financé les bacs et les plantations et les citoyen.ne.s les entretiennent. Pourquoi impliquer les citoyen.ne.s ? Geoffrey Mathon exprime deux raisons principales : la première est que les gens ont perdu confiance et espoir en la politique et la seconde est que l’expertise d’usage est absolument nécessaire quand on veut transitionner vers un modèle inconnu.  Les avantages sont doubles : pour les habitant.e.s, cela leur permet de reprendre en main leur pouvoir d’action, d’apprendre à travailler ensemble et aussi de comprendre quelles sont les problématiques rencontrées par les collectivités locales. C’est ainsi un formidable outil d’éducation populaire car il y a un réel processus de responsabilisation des citoyen.ne.s et à la fin, beaucoup de fierté gagnée. Pour la commune, l’implication citoyenne est certes un investissement en temps et en énergie, mais c’est également du retour sur investissement matériel et immatériel : respect des biens publics, autonomisation des citoyen.ne.s, confiance, reconnaissance. L’évènement « Faites in Loos » est la concrétisation de cette implication citoyenne. Chaque année avant les fêtes de fin d’année, la commune engage un journaliste pour accompagner et coacher des citoyen.ne.s dans le récit des Fifty-Fifty qu’iels ont réalisé.e.s. Pour Geoffrey Mathon, ces restitutions suscitent vraiment le désir et montre qu’en fait, c’est vraiment faisable. Le fait d’alimenter la machine par des expériences très concrètes, par des témoignages de pairs à pairs permet d’amplifier les volontés des un.e.s et des autres.  « Si lui a fait ça, est-ce que j’ai des excuses à ne pas bouger et amener des réponses au

Les Pailles de Provence

Les Pailles de Provence Web : Les pailles de Provence Contact : Les pailles de Provence Localisation : Cogolin (83) Date de création : 2020 Date de rencontre : 10/05/2021 Maturité du projet : Mature Recyclage Aperçu Depuis 1966 l’entreprise Rigotti implanté à Cogolin dans le Golfe de Saint Tropez produit des anches pour les instruments à vent (clarinette, saxophone…). Ces anches sont fabriqués à partir de canne de Provence, cultivées par l’entreprise elle-même. Lors de la récolte des cannes, 40% de la tige reste dans le champ où elle se décompose. Une infime partie de la canne est utilisée pour la fabrication des anches. Le reste de la canne est utilisée comme compost. C’est en regardant un reportage sur l’interdiction des pailles en plastique en France que Daniel Rigotti à eu l’idée d’utiliser les résidus de cannes pour en faire de pailles. En effet, certaines parties des cannes ont déjà l’apparence de paille. Il existe déjà des pailles faites en bambou en provenance des pays asiatique. Daniel Rigotti à la volonté d’un produit français et de limiter les distances de transport. Les morceaux de cannes destinés aux pailles sont coupés à la bonne taille puis poncés. Les pailles sont issues de l’agriculture biologique et les tests qualité (pour un contact alimentaire) sont en cours. Les emballages sont en cours de finalisation et permettront la vente des pailles dans les magasins bio et les grandes surfaces intéressées. Ces pailles sont fabriquées et transformées (coupe + gravure) par l’entreprise Rigotti et sont ensuite vendues par l’entreprise Les Pailles de Provences qui s’occupe de la partie commerciale. Les Pailles de Provences ont été lancées en 2020 mais le contexte sanitaire a rendu le lancement compliqué. L’essentiel des clients étant à l’heure actuelle des restaurateurs ou l’événementiel (mariage…). Retour à l’encyclopédie Newsletter CirculAgronomie Facebook Youtube Linkedin Instagram Copyright CirculAgronomie 2020

Azuvia : la dépollution écologique des eaux

Azuvia - dépollution écologique des eaux

Azuvia Consommation responsable Eco-conception   FRANCE Web: www.azuvia.fr/ Contact: contact@azuvia.fr Localisation: Avignon (84) Secteur: Dépollution des eaux Date de création: 2019 Date de rencontre: Avril 2021 Maturité du projet: En développement La phytoépuration et l’hydroponie au service de la dépollution des eaux Aperçu Histoire du projet Azuvia est une jeune start-up basée à Avignon utilisant l’association phytoépuration/hydroponie au service du traitement des eaux des piscines et pour la dépollution des eaux effluents liquides industriels. Cette entreprise, fondée en février 2019, propose deux types de produits adaptés à deux marchés bien différents: la Serre Filtrante pour transformer les piscines en piscine naturelles et des systèmes sur mesure de traitement biologique des effluents industriels. Chiffres clés La France est le deuxième marché mondial de la piscine. ⅔ des piscines naturelles française sont dans le sud du pays pour une piscine naturelle classique, la zone de filtration nécessite quasiment autant d’espace que la zone de baignade Piliers de l’économie circulaire Consommation responsable avec l’utilisation d’un système low tech permettant de traiter l’eau de façon optimale des particuliers et des professionnels. Écoconception à travers le travail quotidien, en interne, sur la durabilité du produit et le choix des matériaux utilisés. fonctionnement du projet Azuvia utilise l’association phytoépuration/hydroponie pour assurer le traitement des piscines naturelles des particuliers ainsi que la dépollution des effluents liquides des industrielles. L’entreprise a mis au point un produit permettant d’optimiser ces processus naturels à travers la commercialisation de leur premier produit : La Serre Filtrante. Pour comprendre comment le système fonctionne, une vidéo explicative se trouve à la fin de l’article 1. Qu’est ce qu’une piscine naturelle? Née il y a une vingtaine d’années en Allemagne et en Autriche, la piscine naturelle est un espace de baignade écologique et sans produits chimiques contrairement à une piscine conventionnelle. Les piscines naturelles “classiques” sont composées de deux zones: La zone de baignade La zone de lagunage abrite un véritable écosystème composé de plantes aquatiques et de micro-organismes ayant comme capacité de filtrer l’eau et de l’épurer. L’action de cet écosystème permet de purifier l’eau de la zone de baignade et d’empêcher le développement d’organismes aquatiques indésirables dans un espace de baignade comme des microalgues. Azuvia utilise le même procédé que celui de la zone de lagunage, mais de manière verticale en hors sol,  dans sa serre filtrante.  2. En quoi consistent la phytoépuration et l’hydroponie? La phytoépuration consiste à mettre à profit le métabolisme des micro-organismes présents naturellement au niveau racinaire des plantes. Les micro-organismes vont minéraliser les polluants contenus dans l’eau et rendre ces composés accessibles aux plantes. Les plantes vont absorber ces éléments. La phytoépuration se base donc sur la symbiose entre les plantes et les micro-organismes. Les plantes utilisées dans un système de phytoépuration sont choisies pour leur capacité de dépollution. Ce sont les plantes qui sont le réceptacle final de ces résidus. L’hydroponie correspond à une technique de culture hors sol. Les plantes évoluent dans un substrat inerte remplaçant le sol et surnageant dans une solution nutritive. Le système racinaire est donc plongé à nu dans cette solution. Ce système de culture permet d’obtenir un système vertical et donc de maximiser l’occupation spatiale de l’espace de culture. Azuvia utilise ces deux procédés que sont la phytoépuration et l’hydroponie dans ses serres filtrantes pour assainir l’eau des piscines naturelles et les eaux industrielles. 3.Comment et pourquoi Azuvia associe ces deux procédés? A travers la conception d’une serre filtrante, Azuvia remplace la zone de lagunage par un système hydroponique permettant de maximiser la surface au sol en proposant un système de filtration vertical.  L’eau de la piscine est pompée du bassin de baignade vers la serre filtrante. Elle passe par un ensemble de gouttières contenant des plantes (et les microorganismes). L’eau s’écoule de façon gravitaire avant de retourner, apte à la baignade, dans la piscine. La partie dépollution des eaux industrielles est également stratégique pour l’entreprise. En effet, 80% des eaux usées dans le monde ne sont pas traitées avant relargage dans l’environnement [1]. Parmi les pollutions aquatiques les plus répandus, il y a la pollution azotée que l’on retrouve dans l’eau sous forme de nitrates. Ces nitrates sont ainsi à l’origine du phénomène d’eutrophisation. Ce processus correspond à un dérèglement du cycle de l’azote qui se traduit par le développement d’organisme consommant l’oxygène présent dans le milieu. Ce phénomène contribue à la mort d’un écosystème. La technologie d’épuration et de filtration mise en place par Azuvia permet notamment de traiter des eaux riches en éléments azotés. Les nitrates vont être rendus accessibles aux plantes graces à l’activité métabolique des microorganismes rendant ainsi l’eau nettoyée de ces éléments azotés 4. Vers un modèle économique davantage circulaire La jeune entreprise a la volonté d’implémenter les notions de circularité dans son modèle économique. Ainsi, un travail de sourcing est fait pour trouver des matériaux et des filières de production durable. L’équipe œuvre également à une solution de fin de vie du produit. approche de développement durable Bénéfices environnementaux Azuvia propose une solution optimale permettant d’assainir l’eau d’une piscine naturelle. Son expertise lui permet de répondre également aux enjeux liés à la dépollution des eaux industrielles notamment issus d’une pollution azotée. Sources: [1] Azuvia Retour à l’encyclopédie Newsletter CirculAgronomie Abonnez-vous Facebook Youtube Linkedin Instagram Mentions légales   Protection des données Copyright CirculAgronomie 2020

Cyfruileg

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Cyfruileg gives a second life to the « ugly » fruits and vegetables of the mass distribution by transforming them into juices, soups and jams.

Ovive

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Ovive valorise les déchets coquilliers des ostréiculteurs en alimentation animale à destination principalement des gallinacés.

Le Drive tout nu

Le drive tout nu est un drive zéro déchet permettant de faire l’ensemble de ses courses du quotidien en vrac.

Les Marmites Volantes

Les Marmites Volantes proposent un service de restauration engagé dans un modèle de transition écologique.

Milubo

Milubo Consommation responsable Economie de la fonctionnalité Recyclage   FRANCE Web: https://www.milubo.com/ Contact:  hello@milubo.com Localisation: Montreuil (93) Secteur: Restauration collective Date de création: 2019 Date de rencontre: décembre 2020 Maturité du projet: En développement Aperçu Résumé du projet  Milubo est une entreprise française fondée en Avril 2019 à Paris. Milubo propose une solution “zéro déchet” et un nouveau mode de consommation pour la restauration rapide avec la mise en place d’une offre de lunchbox et de gobelets consignés et réutilisables.  Ce modèle permet de réduire l’impact environnemental de la restauration rapide en proposant une alternative à l’utilisation d’emballage unique, généralement en plastique. Chiffres clés 75 000 emballages évités contenants 8 000 gobelets en circulation Une moyenne de 50 entreprises partenaires 3 villes : Paris, Nantes et Marseille (Lyon et Bordeau à venir) fonctionnement du projet 1. Fonctionnement du projet D’ici 2023, il sera impossible d’utiliser de la vaisselle à usage unique dans les fast-food pour les repas servis sur place, avec la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Il devient donc nécessaire de trouver des alternatives aux emballages unique pour répondre à la législation à venir.   Milubo se présente comme une alternative à l’utilisation de vaisselle à usage unique en proposant une gamme de contenants consignés. Il travaille en direct avec les commerçants en fonction de leurs besoins. Le prix de la consigne est variable selon les contenants qui sont de 2 types : des gobelets et des bols. Après consommation, les clients peuvent rendre le contenant dans n’importe lequel des commerces faisant appel aux services de Milubo. L’ensemble des commerces sont référencés sur leur site internet.    L’objectif est d’inciter les clients à rendre les contenants consignés. Afin de lutter contre l’effet de rétention des contenants, ces derniers se veulent standardisés et neutres. L’objectif n’étant pas de faire des éditions limitées (noël, saint valentin…).   Milubo à plusieurs missions logistiques, qui s’effectuent à partir de leur plateforme à Montreuil: possibilité de nettoyer les contenants : principalement les bols qui sont récupérés chaque jour. préparation des livraisons réassort avec une redistribution équitable des contenants entre les différents commerces La prestation de service proposée passe par un abonnement mensuel et comprend la mise à disposition des contenants, l’utilisation de la facturation numérique et le nettoyage des contenant. Le nettoyage est facturé au contenant.   Milubo possède à l’heure actuelle une seule plateforme logistique. L’objectif étant de développer le circuit court, le nettoyage n’est proposé qu’aux commerces de région Parisiennes : 2 sur Montreuil, les autres dans les 10, 11 et 18e arrondissements. Les gobelets, plus faciles à entretenir, sont en général nettoyés par les commerces les proposant, ce qui permet à Milubo de proposer son service dans des villes exemptes de plateformes de nettoyage. Milubo est ainsi présent depuis décembre sur la ville de Lyon. 2. Zoom sur les contenants En plus de la démarche environnementale, ces contenants ont d’autres avantages : fidélisation du client design neutre favorisant la consigne neutre de goût   Les contenants sont proposés en trois matériaux : Polypropylène (plastique recyclé et recyclable) : ce matériau propose l’avantage d’avoir un coût de production peu coûteux et est réutilisable entre 200 et 500 fois selon les contenants. Le problème reste une détérioration facile (ils sont retirés si trop usés). La consigne pour ce type de contenant est à partir de 1€ pour les gobelets et jusqu’à 4,50€ pour les bols. Verre : Son montant de consigne s’élève entre 1,20 et 1,09€, malgré son poids plus élevé ce type de récipient est réutilisable plus longtemps. Inox : ce matériau est utilisé en plus faible proportion. Ils sont proposés pour les traiteurs ou le café en vrac par exemple.   Les deux types de contenants (gobelets et bols) sont déclinables en 3 tailles (petit, moyen et grand).   approche de développement durable Pilier de l’économie circulaire Eco Conception/ Allongement de la durée de vie: Les matériaux ont été sélectionnés pour obtenir des récipients ayant une longue durée d’utilisation et pouvant être recyclés Economie de la fonctionnalité: Milubo ne propose pas un produit (contenant) mais un service. En proposant des contenants neutres, Milubo incite les clients à se détacher de la possession du bien et donc à rendre le récipient au café/restaurant Consommation responsable: En limitant la surproduction d’emballages, Milubo participe à une consommation plus responsable Bénéfices environnementaux Par la mise en place de la consigne, le nombre d’emballages est réduit considérablement. Depuis la mise en place de ce système, 75 000 emballages ont en effet pu être évités. Le grand enjeux du projet repose sur la récupération des contenants, le taux de retour est pour le moment de 85%. L’objectif étant d’augmenter ce taux de retour pour être amené à fournir le moins de contenants supplémentaires possibles. Les contenants trop usés, suite aux utilisations successives, sont recyclés. Bénéfices économiques L’utilisation de contenant réutilisable permet de réduire le coût dédié aux emballages. Ils deviennent rentables au bout de quatre utilisations en moyenne : 2 utilisation pour les emballages ‘low cost’ 5 utilisations pour des emballages un peu plus coûteux.   Le choix de proposer des contenants neutres permet de : favoriser le retour des emballages : plus il y a de contenants rendu, moins il est nécessaire d’investir dans de nouveaux contenants éviter la collection : pas d’édition limitée qui peuvent ajouter des coûts de développement supplémentaires et favoriser la rétention. L’objectif est de faire se détacher le consommateur du contenant.    L’homogénéisation des contenants permet de développer une gamme restreinte de gobelets et de bols déclinable en 3 tailles. Perspectives d’évolution Perspectives d’évolution Les perspectives d’évolution autour de ce projet sont nombreuses. Augmenter le taux de retour des contenants à 95% ainsi que la rapidité des retours. Mise en place d’un système de consigne numérique, à l’état de test pour le moment. Si le contenant est rendu sous 7 jours après l’achat, le client ne paye pas de caution. Au delà de 7 jours, le client paye et la caution augmente avec le temps de retour. En plus de

Mister Bin

Mister Bin déploie une poubelle innovante et ludique qui reconnaît, trie, compresse et contrôle le niveau de remplissage des déchets.