Restovalor

Restovalor Recyclage   FRANCE Web: https://www.restovalor.fr/ Contact: contact@restovalor.fr Localisation: Cénon (33) Secteur: Recyclage Date de création: 2020 Date de rencontre: 20/04/2021 Maturité du projet: Mature Collecte et valorisation des biodéchets sur la métropole bordelaise Aperçu Histoire du projet Restovalor, basé à Cenon en périphérie de Bordeaux, propose un service de collecte sur mesure des biodéchets générés par les acteurs de la restauration dans la région bordelaise. Ce service de collecte propose également des contenants spécifiques et des collectes adaptées pour valoriser ces biodéchets en biogaz et compost à travers un processus de méthanisation. Chiffres clés 100 clients 150 tonnes de biodéchets collectés par mois 2 000 de tonnes de biodéchets par an 10% de refus de tri Pilier de l’économie circulaire Recyclage en proposant une boucle de valorisation sur mesure aux producteurs de biodéchets. Cette collecte est adaptée à la taille du producteur. fonctionnement du projet Pour écouter Daniel Folz présenter le projet, tu peux regarder la vidéo tout en bas de l’article ! Fondé par trois associés en 2020, Restovalor  propose un service de collecte des biodéchets permettant de les inclure dans une boucle de valorisation. 1. Loi relative à la transition énergétique (17/08/2015) La loi relative à la transition énergétique[1] du 17/08/2015 dont l’un des 6 objectifs est de diviser par deux le volume de déchets produits d’ici 2050 et concerne tous les acteurs du territoire : citoyens, entreprises, pouvoir public. Qu’est ce qu’un biodéchet et pourquoi les trier ? Un biodéchet est un déchet alimentaire (épluchures, restes de viandes et poissons, pain…) ou un déchet naturel biodégradable qui peut être valorisé en compost. Dans cette loi, se pose la question de la gestion des biodéchets. Ces déchets doivent être séparés des autres puisque leur enfouissement en l’absence d’oxygène est favorable au phénomène de fermentation qui libère du méthane dans l’atmosphère. Or le pouvoir de réchauffement global du méthane est 25 fois supérieur à celui du CO2. Il participe donc activement au réchauffement climatique. Il devient donc urgent de valoriser au mieux nos biodéchets. L’incinération dans les voies de traitement actuelles des déchets alimentaires consiste notamment à brûler de l’eau, ce qui peut paraître absurde. Comment valoriser les biodéchets ?  Les biodéchets peuvent être valorisés par différents processus : compost épandage (si pas de compostage préalable, ou sur le site d’épandage il me semble que c’est interdit). L’épandage ferait donc aussi appel par le compostage  méthanisation -> production de biogaz Ces réactions ont l’avantage de permettre le retour au sol de la matière. -> C’est justement l’avantage comparatif du compostage VS la méthanisation (le biogaz ne retourne pas à la terre) Quelques dates clé dans la gestion des biodéchets : 01/2012 : les gros producteurs de déchets (120t/ 1500 L d’huile alimentaire par ans) s’engagent à trier les biodéchets et les valoriser dans des filières adaptées 01/2016 : abaissement des volume à 10 t et 60L d’ici 2025 : chaque français devra disposer d’une solution de tri à la source de ses déchets alimentaires. 2. La naissance de Restovalor Restovalor est né de l’association de 3 sociétés : Azura, entreprise de collecte des déchets en Gironde qui assure la mise à disposition des moyens matériels. 3R concept entreprise spécialisée dans la destruction du papier. Elle travaille sur la partie stratégique de Restovalor, à savoir les analyses de marché et partenariat. 10% environnement, société de conseil est investisseur de Restovalor. 3. La gestion des biodéchets par Restovalor Aujourd’hui, les petits producteurs de biodéchets n’ont pas l’obligation de valoriser leurs déchets fermenticides. Cette contrainte ne leur étant pas encore imposée, la valorisation des biodéchets est actuellement pour ces producteurs un surcoût. Restovalor propose ainsi un service permettant à n’importe quel producteur de déchets alimentaires de valoriser ces derniers. Restovalor propose une offre de services sur mesure dédiée à la valorisation des déchets alimentaires (biodéchets) générés par les acteurs de la restauration sur Bordeaux Métropole et en Gironde. L’entreprise propose des contenants spécifiques, des collectes adaptées et un recyclage des déchets organiques en méthanisation et compostage. Elle facture la collecte au volume de déchets et à la fréquence de collecte. La société intervient chez 3 types de clients: la grande distribution qui produit une quantité important de biodéchets. Les collectivités (mairies, collèges, lycées…) Les restaurateurs qui produisent comme déchets principalement des biodéchets. En effet, ⅔ de la poubelle d’un restaurateur est composée de biodéchets. L’entreprise collecte les biodéchets conditionnés, c’est-à-dire que ces déchets ont été préalablement séparés du reste des déchets ménagers par le client. La société met à disposition différents types de contenants qui sont adaptés à  la production de biodéchets du client. Chaque contenant entraîne une collecte spécifique: les bennes ouvertes sont collectées par des poids lourds les poubelles sont vidées par des camions bennes Les seaux sont récupérés à vélo La partie collecte de biodéchets est assurée par Azura. Cette mise en place d’une solution sur mesure permet de collecter tous les mois plus de 150 tonnes de biodéchets. Ces biodéchets sont conduits à l’unique centre de méthanisation de la métropole bordelaise. Après une étape de déconditionnement permettant d’enlever les impuretés, les déchets sont incorporés dans le méthaniseur permettant de approche de développement durable Bénéfices environnementaux La gestion des biodéchets permet de lutter contre l’empreinte carbone qu’entraîne la fermentation issue de la dégradation de la matière organique. Cette gestion permet également de réduire la quantité de déchets incinérés. Bénéfices économiques Cette boucle de valorisation permet de faire émerger le potentiel énergétique et agronomique à travers la collecte des biodéchets des professionnels de la restauration et de l’alimentaire. Ce système est adapté à tous les volumes de biodéchets: du petit producteur au plus gros. Sources : [1] Ministère de la transition écologique Retour à l’encyclopédie Newsletter CirculAgronomie Abonnez-vous Facebook Youtube Linkedin Instagram Mentions légales   Protection des données Copyright CirculAgronomie 2020

Ze Drive

Ze Drive Allongement de la durée de vie Approvisionnement durable Consommation responsable Economie de la fonctionnalité   FRANCE Web: https://zedrive.fr/ Contact: contact@zedrive.fr Localisation: Saint-André-de-Cubzac (33) Secteur: Drive zéro-déchets Date de création: 2020 Date de rencontre: 19/04/2021 Maturité du projet: Mature Aperçu Histoire du projet Ze Drive a été créé par deux co fondatrices : Laura et Célia. Laura était ingénieure agronome et connaissait déjà de nombreux producteurs locaux de par son précédent métier. Célia était professeur des écoles. Toutes deux avaient la volonté de changer de travail et de se lancer dans la création d’un drive zéro-déchet, suite à la vidéo Brut Nature sur le drive tout nu. Début 2019, elles ont intégré un incubateur de projet : ETICoop, leur permettant d’avoir des soutiens techniques et un regard extérieur sur le projet. Elles quittent leur travail en juillet 2019 et le 14 février 2020 reçoivent leur première commande. Elles bénéficient d’un afflux de clients massif à la suite du confinement et à la fuite des consommateurs de la grande distribution. Elles ont décidé d’implanter Ze Drive à Saint-André-de-Cubzac pour des raisons personnelles dans un premier (logement) ainsi que pour sa bonne position géographique. Les loyers y sont moins élevés qu’à  Bordeaux, la ville est au croisement de plusieurs départementales, au bord de l’autoroute A10, et en amont du Pont d’Aquitaine permettant d’éviter les bouchons (un atout majeur pour capter les fournisseurs du Nord Gironde). Chiffres clés 200 paniers par semaine 100 producteurs réguliers (le nombre varie selon les saisons) plus de 1000 produits en ligne sur le site plus de 1200 familles accompagnées dans leur démarche zéro-déchets Piliers de l’économie circulaire Approvisionnement durable avec un travail sur le sourcing des produits.Consommation responsable par la démocratisation d’une consommation zéro déchet, locale (60%), et de produits répondant à des critères de production strictes (80% bio).Allongement de la durée de vie des ‘emballages’ : il n’y a plus d’emballage à usage unique mais des contenants réemployés (bocal en verre ou des sacs en coton).Économie de la fonctionnalité à travers la consigne inversée : Ze Drive conditionne tous ses produits dans des contenants réutilisables que l’on ne paye pas plus cher au moment de sa commande, mais pour lesquels on obtient un avoir de 10 centimes par contenant ramené la fois suivante. Ze Drive les lave et les remet dans le circuit. fonctionnement du projet Pour écouter Laura Boudier présenter le projet, tu peux regarder la vidéo tout en bas de l’article ! 1. Un drive zéro déchet pour tous Ze Drive est un drive zéro déchet qui propose une large gamme de produits locaux, nationaux (pour ce qui ne peut pas être trouvé localement) et hors de nos frontières (les produits considérés comme produits de consommation courante qu’on ne trouve pas en France métropolitaine. C’est par exemple le cas de la banane, du thé et du café). Le but est d’éviter de cumuler les commerces pour faire ses courses : le consommateur doit trouver tous les produits dont il a besoin au même endroit.   Les clients choisissent leur lieu de retrait et valident leur commande en sélectionnant le créneau de leur choix : Sur Saint-André-de-Cubzac :  les mercredis de 10H à 19H les vendredis de 10H à 19H les samedis de 10H à 13H Ou sur l’un des points de retrait hebdomadaires : Villenave d’Ornon les jeudis de 17H à 19H Libourne les vendredis de 16H à 19H Lormont les samedis de 10H30 à 12H30 Bordeaux, les mercredis de 17H à 19H (à partir du 19 mai) 2. Des contenants non consignés Ze Drive fonctionne avec un système de consigne inversé. Lors de sa commande, le client paie uniquement le prix de ses produits. Les contenants ne sont pas facturés en plus. Afin d’avoir le meilleur taux de retour possible sur ses contenants, Ze Drive utilise le principe de la consigne inversée : le client bénéficie d’un bon d’achat de 0.10€ pour chaque contenant rendu. Une fois récupéré, les contenants (bocaux en verre et sacs en tissus) sont lavés avant d’être réintroduits dans le circuit. Le système de consigne s’applique aussi avec certains fournisseurs. Certains contenants spécifiques sont rendus aux fournisseurs : bacs de glace, bouteilles, flacons des cosmétiques… 3. Des produits diversifiés et sélectionnés avec soin Ze Drive propose plus de mille références sur son site internet, réparties comme suit : 80% de références alimentaires et 20% de références non alimentaires. Parmi les références, 80% sont issues de l’agriculture biologique et 60% sont locales. Les 40% restants sont des produits français ou soumis à un sourcing particulier. Ze Drive a à cœur de proposer des produits éthiques et respectueux du vivant. La volonté première étant de rester sur de petites productions bio et locales. Ze Drive propose un grand nombre de références permettant aux utilisateurs du service de faire toutes leurs courses au même endroit. Les clients ont par ailleurs la possibilité de commander du poisson frais grâce à un partenariat avec la structure éco-responsable Poiscaille.  Ze Drive cherche à rendre son service accessible au plus grand nombre, sans être trop élitiste. Le but est donc de proposer plusieurs gammes de produits : de la pépite bio issue d’une petite production locale, avec un prix valorisant le travail du producteur, au produit bio issu d’une plus grosse structure, pas forcément locale, qui est en capacité de proposer des prix plus accessibles aux petits budgets. approche de développement durable Bénéfices environnementaux L’initiative zéro déchet de Ze Drive permet de lutter contre la production des déchets engendrés par les emballages ménagers à usage unique et le suremballage. Le développement de ce type de projet permet de démocratiser la réutilisation des contenants et d’arrêter l’usage d’emballages plastiques non réutilisables. Bénéfices économiques Le développement du drive permet de développer le tissu économique bordelais en s’appuyant sur le circuit court via l’approvisionnement auprès de producteurs locaux. Bénéfices sociaux Ze Drive bénéficie de l’agrégation ESUS : entreprise de l’économie sociale et solidaire. Les notions d’impact environnemental et social sont inscrites dans les statuts de l’entreprise. Concrètement,

Lagadu

Lagadu, jeune entreprise rochelaise, propose une gamme de gâteaux apéritifs à base de résidus issus du brassage de la bière: les drèches.

Cyfruileg

logo cyfruileg

Cyfruileg gives a second life to the « ugly » fruits and vegetables of the mass distribution by transforming them into juices, soups and jams.

A La Ferme d’Aunis

A La Ferme d’Aunis Approvisionnement durable Consommation responsable   FRANCE Web: https://www.a-la-ferme-d-aunis.com Contact: alafermedaunis@gmail.com Localisation: Surgères (17) Secteur: Magasin de producteurs Date de création: 2010 Date de rencontre: 15/04/2021 Maturité du projet: Mature Un magasin de producteurs  Aperçu Histoire du projet A La ferme d’Aunis est un magasin de producteur basé à Surgères en Charente-Maritime (17). Le magasin de producteurs est organisé sous la forme d’une association dont le président est Emmanuel Bonacki. Ce magasin alimentaire propose une large gamme de produits allant des fruits et légumes à la viande en passant par les produits laitiers alimentés par 33 producteurs situés dans un rayon de 100 km autour du point vente. Chiffres clés 33 producteurs des produits locaux à moins de 100 km du lieu de vente Piliers de l’économie circulaire Consommation responsable avec des produits locaux, de saison et s’inscrivant dans une démarche d’agriculture durable.  Approvisionnement durable avec commercialisation des produits agricoles limitant le nombre d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur. fonctionnement du projet Pour écouter Laurence Février présenter le projet, tu peux regarder la vidéo tout en bas de l’article ! 1. La genèse du projet En 2009, un des amis d’Emmanuel Bonacki ouvre un magasin de producteurs à La Rochelle : Panier de nos campagnes. C’est le tout premier magasin de producteur de Charente Maritime qui voit le jour. Il émet l’idée de monter un magasin du même type sur Surgères, en partenariat avec la chambre d’agriculture.   En 2010, l’association est créée et compte 6 membres. Lle moment est venu de trouver un local. L’association a donc loué un local qualifié de haute qualité environnementale (HQE). Le local est autonome en chauffage et concorde avec la démarche de circuit court. Le magasin ouvre en septembre 2011 et compte alors 25 producteurs.  Les horaires d’ouverture sont du jeudi 14h au samedi 13h avec 1 salarié et 3 producteurs de permanence. Les objectifs fixés à l’ouverture sont de 450 clients avec un panier moyen de 35€ soit un chiffre d’affaires de 15 000€ par semaine. Le chiffre d’affaires réel est de 19 000€ par semaine.   En juillet 2015, un incendie se déclare dans une autre partie du bâtiment. La propagation des fumées rend la structure instable impliquant une fermeture du bâtiment complet. La commune leur prête alors un local relais ou le magasin reste pendant une année.   En janvier 2016, l’association part en quête d’un terrain pour y construire son nouveau magasin. L’achat du terrain s’élève à 13 000€ et la construction du bâtiment à 700 000€. Le bâtiment est de bois et se rapproche du design des bâtiments d’autrefois. Sa construction prend fin en décembre 2017 et de nouveaux producteurs se sont ajoutés au projet ce qui permet d’atteindre le nombre de 33 producteurs. Le système d’ouverture reste le même mais il y a cette fois 2 salariées et 2 producteurs de permanence. L’objectif passe à 25 000€ TTC par semaine, soit environ 700 clients par semaine avec un panier moyen de 35€. 2. De la fourche à la fourchette Lors de la création de l’association, une charte à été définie, permettant de statuer sur les producteurs pouvant faire partie du magasin. -> Le producteur doit se situer dans un rayon de 100km autour du lieu de vente. -> Il n’y a pas d’attachement particulier sur un label (bio notamment), le choix se porte  plus sur la pratique d’une agriculture raisonnée. Il n’y a pas de règles définissant ce qu’est l’agriculture raisonnée mais les producteurs se connaissent et savent comment chacun travail. -> Pour ce qui est de l’élevage : interdiction d’utiliser des OGM dans l’alimentation des bêtes. attache particulière au bien-être animal achat et revente interdit : ce qui est vendu dans le magasin doit obligatoirement venir de chez le producteur. Cette clause entraîne parfois des manquants transparence totale : le client peut avoir accès au passeport de l’animal qui indique son âge, sa provenance…   -> Obligation d’avoir des producteurs de permanence lors des journées d’ouverture : de la fourche à la fourchette.  Cette clause est présente dans la convention avec la chambre d’agriculture. Le nombre de permanence attribué à chaque producteur dépend de son chiffre d’affaire sur les ventes du magasin. -> Les producteurs doivent être affiliés MSA ou ENIM (pour les ostréiculture). L’un des bémols à une production dans un rayon de 100 km autour du point de vente est que tous les produits ne sont pas disponibles. C’est notamment le cas pour les fruits d’été qui sont peu produits dans la région. Il y a un producteur de fraises et un producteur d’abricot et de nectarine mais les récoltes sont très variables d’une année sur l’autre. 3. Une diversité de produits Le magasin présente une grande diversité de produits : viande (autruche, boeuf, porc, veau, poulet, canard, agneau, lapin, pigeon) : 7 producteurs crémerie (yaourt et beurre au lait de vache, lait et fromage de chèvre) : 3 producteurs fruits et légumes (pomme, poire, confiture, compote, betterave, herbes aromatiques, kiwi, champignons…) : 8 producteurs fleurs et plants : 2 producteurs boissons alcoolisées (bière et vin) : 3 producteurs pâtes : 1 producteur farines, pains, brioches : 2 producteurs noix : 1 producteur sel : 1 producteur miel : 1 producteur huiles et graines d’oléagineux : 1 producteur fruits de mer (huîtres, gambas…) : 2 producteurs infusion : 1 producteur oeufs de poule : 1 producteur   Le seul produit manquant est le poisson. Pour le moment, l’association n’arrive pas à trouver un pêcheur qui entre dans la charte de l’association. De plus, la contrainte est plus forte puisqu’il devrait être présent chaque semaine pour vendre son poisson. Ces jours de permanence sont des jours de pêche en moins. 4. Le fonctionnement du magasin La vente se déroule du jeudi 14h au samedi 12h30 chaque semaine. Il y a deux salariés et deux producteurs de permanence qui assurent le fonctionnement de la boutique : réassort si nécessaire, distribution de la viande, encaissement… Les producteurs peuvent livrer quand ils souhaitent

Ovive

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Ovive valorise les déchets coquilliers des ostréiculteurs en alimentation animale à destination principalement des gallinacés.

Echo-Mer

Echo-Mer Ecologie industrielle et territoriale Recyclage   FRANCE Web: https://echo-mer.com/ Contact: echomer@wanadoo.fr Localisation: La Rochelle (17) Secteur: Valorisation de matière Date de création: 2001 Date de rencontre: 09/04/2021 Maturité du projet: Mature Association de protection des mers et de l’environnement littoral. Aperçu Histoire du projet Lors d’une transatlantique, David Beaulieu, le fondateur de l’association, reçoit l’écho de la mer. Au-delà des mots, il lui tient à cœur de mettre en œuvre des actions concrètes pour la protection de la mer et de l’environnement. En juillet 2001, il fonde l’association Echo-Mer à La Rochelle. Les premières actions portent sur le recyclage des piles usagées dans le port. Très vite, l’association s’intéresse plus généralement aux activités du monde nautique. Les actions de l’association se déclinent autour de deux grands axes : la pédagogie et la revalorisation de matières. Les matières valorisées sont les voiles usagées, les poches à huîtres, le liège et le néoprène. L’association souhaite limiter les impacts de la pollution engendrée par l’Homme sur l’écosystème marin. Chiffres clés Depuis janvier 2020, Echo-Mer a valorisé :  362 kg de poches à huîtres 1,745 t de bouchons de liège 763 m² de voiles de bateaux 62 kg de néoprène Piliers de l’économie circulaire Ecologie industrielle et territoriale par la mutualisation des flux entre acteurs. La valorisation des différentes matières permet de faire travailler des entreprises ou des associations de la région. Recyclage par les chaînes de valorisations mises en place par l’association fonctionnement du projet Pour écouter David Beaulieu présenter le projet, tu peux regarder la vidéo tout en bas de l’article ! 1. Des actions florissantes depuis 2001 2001 : Collecte des piles sur les ports nationaux, l’opération Ponton Avant 2001, il n’existait dans les ports aucun lieu permettant la collecte des piles usagées. Des collecteurs (d’anciennes boîtes de balles de tennis) ont été mis à disposition dans les ports. D’abord dans le port de La Rochelle puis dans les ports de Charente Maritime pour être présent maintenant dans l’ensemble des ports de France. A titre d’exemple, ce sont 500 kg de piles qui sont collectées chaque année sur le seul port de La Rochelle.   2002 – 2003 : enquête et sensibilisation auprès des chantiers nautiques A cette date, la gestion des déchets toxiques était alors mauvaise voir inexistante. Il faut attendre 2008 pour les plaisanciers puis 2015 pour les entreprises avant d’avoir une gestion adéquate de ces déchets. Ce sont 50 tonnes de déchets toxiques qui sont jetés tous les ans.   2004 : “halte aux sac plastiques” sur l’île de Ré Cette action vise à la réduction des déchets à la source. L’opération a permis de diviser par trois la quantité de sacs plastique sur l’île.   2008 : gestion alternative des pesticides Pourquoi est-il essentiel de mieux gérer les pesticides ? Après utilisation dans les champs, ces substances s’infiltrent dans le sol où elles rejoignent les cours d’eau qui confluent tous au même endroit : la mer. Echo Mer participe à une gestion plus raisonnée des pesticides à travers des actions de sensibilisation à travers des interventions et des conférences. En 2005, l’association lance l’opération ‘Pesticide non merci’ puis se fixe l’objectif d’interdire l’utilisation des pesticides en bordure des quais de La Rochelle. Après plusieurs mois de combat, l’usage des pesticides est finalement interdit sur les bordures des quais. La végétation s’est de nouveau développée et notamment la criste marine, une plante halophile aux propriétés intéressantes. 2. La collecte et valorisation de matières Quatre matières sont récupérées puis valorisées par l’association : les voiles usagées (2008), les poches à huitres (2010), le liège (2012) et le néoprène (2016).   Une seconde vie pour les voiles de bateaux : Les voiles de bateaux sont soumises à de nombreuses contraintes environnementales (vent, UV…) leur donnant une durée de vie de 5 à 10 ans. Cette durée peut être abaissée à un an pour les régates. Historiquement, les voiles étaient constituées de fibres naturelles telles que le lin ou le chanvre. Au fil des années, de nouveaux matériaux plus résistants sont apparus comme les polyamides, les polyéthylène ou les fibres de carbone. Ce sont des matériaux synthétiques et donc non biodégradables. Avec un si court turn-over, il semble important de donner une seconde vie à ces matériaux qui peuvent encore être utilisés. C’est la mission que s’est donné Echo-Mer qui récupère les voiles de bateaux usagers et les bâches publicitaires. Ces matériaux sont ensuite transformés en une large gamme de produits allant du simple accessoire à des sacs en toiles. Ces valorisation sont réalisées au sein de l’atelier pénitentiaire à Mont de Marsan (40) où huit travailleurs se forment à la couture professionnelle sur machine. Chaque pièce produite est unique. Cette valorisation permet d’empêcher l’incinération ou l’enfouissement des toiles usagers et des bâches publicitaires.   Revalorisation des poches à huîtres : Les poches utilisées pour la culture des huîtres sont fabriquées à base de plastique. Il existe peu de filières de valorisation des poches d’huîtres usagées. Elles sont incinérées ou restent stockées au sein des bassins ostréicoles. Elles se dégradent alors et sont sources de pollution environnementale et visuelle. Echo-Mer travaille en partenariat avec Navicule Bleue, un Établissement de Service et d’Aide par le Travail (ESAT) situé à Arvert, pour valoriser les poches à huîtres. Ces dernières sont transformées en corbeille à papier, panier à provision, paillage pour les jardins, etc.   Collecte des bouchons de liège : L’une des utilités des corbeilles en néoprène est de servir pour la collecte des bouchons de liège dans les restaurants et déchetteries. Plus de 80% de la production de liège est destiné à la fabrication de bouchon de bouteille de vin. En fin de vie, ces bouchons sont incinérés ou enfouis. Le liège présente pourtant des propriétés d’isolation thermique et phonique. Echo-Mer a mis en place l’opération “Ici, ça bouchonne” qui se décline en trois étapes : la collecte des bouchons auprès des déchetteries, restaurants et particuliers de Charente Maritime. le broyage des bouchons est réalisé par Ovive, une entreprise située

L’Echo des Bocaux

L’Echo des Bocaux Allongement de la durée de vie Approvisionnement durable Consommation responsable Economie de la fonctionnalité   FRANCE Web: https://lecho-des-bocaux.business.site/ Contact: lechodesbocaux@gmail.com Localisation: Saumur (49) Secteur: Epicerie vrac Date de création: 2016 Date de rencontre: 27/03/2021 Maturité du projet: MAture Une épicerie zéro déchet qui compte bien démocratiser le vrac aux saumurois Aperçu Histoire du projet L’Echo des Bocaux, situé à Saumur tout près de l’église Saint-Pierre, est une épicerie vrac. Cette épicerie zéro déchet de 50m² propose environ 1 200 produits principalement sous format vrac. Avec une collection de références alimentaire (⅔ des produits) et de références non alimentaires (⅓ des produits), l’Echo des Bocaux se place en tant que commerce de proximité et compte bien allier un mode de consommation zéro-déchet à la création d’un lien de proximité entre consommateurs et producteurs locaux. La fondatrice, Marion, met un point d’honneur à l’instauration d’un véritable contact avec le client pour le conseiller et l’orienter. L’idée est de revenir à la place de l’épicerie que l’on pouvait retrouver à l’époque de nos grands-parents. Chiffres clés 1 200 références en catalogue 400 clients par semaine Piliers de l’économie circulaire Approvisionnement durable à travers un travail de sourcing pour les produits vendus à l’épicerie. Il y a trois critères de sélection (schéma triptyque à faire) qui sont le vrac, le local et le bio. Pour pouvoir être vendu au sein de l’épicerie, chaque produit doit au moins cocher deux critères (tous les produits ne sont pas propice à une vente en vrac) Économie de la fonctionnalité à travers l’usage de bocaux. Les bocaux utilisés sont tous issus de récupération. Contrairement à d’autres épiceries vrac, tous les types de bocaux sont acceptés : il n’y a pas un calibre particulier. L’équipe se charge de vérifier l’état du bocal et de le nettoyer. Si le magasin a besoin de bocaux, une demande est faite dans la newsletter envoyée toutes les semaines. Les clients viennent par la suite pour donner leurs bocaux. Ce système de récupération semble porter ses fruits puisque le magasin n’a pas besoin ni d’acheter des bocaux en verre ni de mettre en place un système de consigne pour les contenants. Consommation responsable par la démocratisation d’une consommation zéro déchet, local et de produits répondant à des critères de production. Allongement de la durée de vie des contenants: on utilise plus un emballage unique mais des bocaux en verre réutilisables. fonctionnement du projet Pour écouter Marion présenter le projet, tu peux regarder la vidéo tout en bas de l’article ! 1. L’histoire du projet L’Echo des Bocaux est une épicerie vrac ouverte depuis 2018 dans le centre de Saumur du lundi au samedi, dans une ancienne armurerie. Ce projet, créé par Marion, fait suite à un voyage de la fondatrice en Amérique du Sud. Cette dernière se rend compte de la proximité entre producteurs et consommateurs lors de ce séjour. Lors de son retour en France, elle s’aperçoit que ce lien est éteint. C’est en partant de ce constat que Marion ouvre une épicerie vrac alliant commerce du quotidien à une consommation vrac, locale et bio accessible à tous. Son objectif depuis son ouverture est de proposer tous les produits du quotidien, de l’alimentaire au non alimentaire, de la cuisine à la salle de bain. En 2019, elle est rejointe par Ariane puis en 2020 par Chloé. Dès son ouverture, l’Echo des Bocaux est adhérent à l’association interprofessionnelle de la vente en vrac: Réseau Vrac. Cette association, ayant pour ambition de structurer et accompagner la filière du vrac,est un véritable support pour l’épicerie. Marion peut notamment s’appuyer sur l’organisme pour répondre à ses questions (juridique, réglementaire ou encore logistique) et à l’orienter vers d’autres professionnels de la filière.   Réseau Vrac, l’association interprofessionnelle pour le développement de la vente en vrac [1] Réseau Vrac est l’unique organisation professionnelle dédiée à la démocratisation du vrac en France dans le monde. Cette association structure et accélère le développement de ce nouveau marché pour donner accès à une consommation durable et responsable. Réseau Vrac fédère et accompagne plus de 1700 professionnels de la filière, distributeurs, producteurs, fournisseurs et porteurs de projet en France et dans le monde. L’association se fixe trois missions: Structurer et professionnaliser le marché du vrac avec des actions de lobbying à impact positif, la création de guides métiers, des formations à la réglementation et aux bonnes pratiques d’hygiène, des groupes de travail pour élaborer les pratiques à adopter par l’ensemble du secteur sur des thématiques données Développer la filière du vrac et un écosystème vertueux avec l’élaboration d’outils, de services, de réflexions et de partenariats permettant l’accélération des projets et activités des professionnels adhérents :  Encourager le passage au vrac avec la création de contenus pour guider les citoyens dans leur démarche vrac, la participation à des événements clés pour aller à la rencontre de tous les publics et l’aide aux villes et aux régions pour les accompagner à développer le vrac dans leurs territoires. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des épiceries vrac près de chez vous: https://reseauvrac.org/epiceries-vrac/ 2. Des bocaux pour tout et pour tous Les produits secs, fromage et cosmétiques solides sont vendus dans des bocaux en verre. Les produits sont ainsi présentés à l’état brut.  En ce qui concerne les produits ménagés, ils sont soumis à des normes strictes. Ils sont vendus dans des bidons en plastique et chaque bidons est spécifique à un produit: on ne peut pas utiliser un récipient ayant contenu des denrées alimentaires pour y mettre des produits ménagers (et inversement). 3. Des contenants non consignés Depuis sa création en 2018, l’épicerie saumuroise n’a pas mis en place de consigne pour les bocaux en verre. L’équilibre matière est permis grâce à l’apport de bocaux vides par les clients. Si il y a un besoin de bocaux, l’équipe le fait savoir dans la newsletter hebdomadaire et les clients ramènent des bocaux en verre par la suite. Ce système semble avoir fait ses preuves puisque le magasin n’a jamais été en pénurie de bocaux. L’absence

Trivalis

Trivalis Recyclage Ecologie industrielle et territoriale Consommation responsable   FRANCE Web: https://trivalis.fr/ Contact: contact@trivalis.fr Localisation: La Roche-sur-Yon (85) Secteur: Gestion des déchets Date de création: 1997 (acquisition de la compétence traitement en 2003). Date de rencontre: 02/04/2021 Maturité du projet: Aboutie Trivalis est le syndicat mixte départemental d’études et de traitement des déchets ménagers et assimilés de la Vendée. Aperçu Histoire du projet Trivalis [1] est le syndicat mixte départemental d’études et de traitement des déchets ménagers et assimilés de la Vendée. Ce syndicat a été créé en 1997 avec la seule compétence « études ». En 2003, après transfert de la compétence « traitement » des collectivités locales, le syndicat devient opérationnel. Trivalis permet une coordination et une harmonisation départementale du traitement des déchets ménagers et assimilés de la Vendée. Trivalis traite les  200 tonnes de déchets journaliers produits par les résidents en Vendée. En effet, en 2020, un peu plus de 5000 tonnes de déchets ont été traitées. Le traitement comprend : les opérations de transport depuis les centres de transfert et les déchèteries vers les lieux de traitement et de valorisation. l’exploitation des installations publiques de traitement des déchets en Vendée ainsi que les études pour de nouveaux équipements et leur construction. la vente des matériaux recyclables aux filières industrielles et l’écoulement du compost aux agriculteurs. Ces opérations de traitement s’inscrivent dans le cadre d’une politique issue du Plan de Prévention et de Gestion des Déchets dont la compétence est de la Région des Pays-de-la Loire depuis la loi NOTRe. Une vingtaine de syndicats départementaux, comme Trivalis, existent en France. La particularité du syndicat vendéen est qu’il est maître d’ouvrage de tous ses équipements. Chiffres clés 795 466 habitants en Vendée (DGF 2020 : y compris les touristes séjournant dans le département, correspondant en moyenne à 100 000 habitants/ans) 6 720 km² de superficie 17 collectivités en charge de la collecte et adhérentes de Trivalis 450 000 déchets traités en 2020 Piliers de l’économie circulaire Ecologie industrielle et territoriale : via les réflexions menées sur l’implantation la plus judicieuse des équipements de traitement sur le territoire vendéen afin d’optimiser les flux et rationnaliser le transport. Toutes les filières de recyclage possibles sont mises en œuvre. Consommation responsable par les différentes actions de sensibilisation à la prévention et au tri des déchets : atelier zéro- déchets, visites au sein du centre de tri départemental et d’une usine de TMB, accompagnement du retour de la consigne du verre, campagne de communication contre les emballages, etc. Ces différentes actions permettent de faire réfléchir les citoyens sur leur mode de consommation de façon à réduire leurs déchets. Recyclage et valorisation pour la majorité des déchets ménagers et assimilés de la Vendée.   fonctionnement du projet Pour écouter Marie-T Terrée présenter le projet, tu peux regarder la vidéo tout en bas de l’article ! 1. La place de Trivalis dans la gestion des déchets des Vendéens Le territoire vendéen est composé de 17 collectivités, représentées sur la cartographie ci-dessous. Cartographie des collectivité [Trivalis]   Ce sont les collectivités qui sont en charge de la collecte des déchets recyclables, des ordures ménagères et de la gestion des déchèteries où elles accueillent leurs usagers. Ainsi, ce sont elles qui fixent : le mode de collecte les fréquences de passage  Le prélèvement de la taxe ou de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères due par les usagers. Toutes ces collectivités travaillent avec Trivalis dont elles sont adhérentes. Une fois la collecte des déchets effectuée, la mission de Trivalis commence : gérer les déchets en fonction de leur nature.   Le syndicat vendéen dispose d’une vingtaine d’ infrastructures pour gérer les déchets du territoire : 12 centres de transferts de déchets Un centre de tri des emballages 4 sites de stockage des déchets ultimes 2 usines de tri-compostage des ordures ménagères 5 plateformes de compostages 4 plateformes de compostage de quartier Cartographie des équipements [Trivalis]   2. Qu’est-ce que la redevance incitative ? La redevance incitative [2] vient en remplacement de la TEOM, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La TEOM est un impôt local basé sur la valeur locative du logement (prélevée dans la taxe foncière).  La redevance incitative est la contribution qui est demandée aux usagers pour utiliser les services publics des déchets. Ces services sont les suivants : la collecte des déchets, le fonctionnement des déchèteries, le traitement et le développement de nouvelles filières de recyclage. La redevance se veut plus juste puisque son coût se base sur la production réelle de déchets des ménages. Elle s’applique à tous les utilisateurs et ne concerne pour l’instant que les ordures ménagères. En Vendée, une collectivité projette de faire payer la présentation du bac jaune en plus du bac d’ordures ménagères. Une première.   Le calcul de la redevance se base sur : une part fixe qui comprend l’abonnement au service et un forfait de base calculé à intégrant un nombre de levées de bacs ou d’ouverture de bornes de dépôts. une part variable qui s’applique en cas de levées au-delà de celles fixées dans la part fixe.   La redevance incitative présente de multiples avantages. Elle incite chacun à mieux trier ses déchets, permettant en aval de réduire la quantité de déchets enfouis. 3. La caractérisation d’une poubelle vendéenne Pour gérer convenablement les déchets produits sur le territoire, il convient de connaître la composition des déchets générés. Ainsi, une caractérisation des poubelles vendéennes permet d’anticiper l’évolution de la gestion de ces déchets qui sont corrélés à l’évolution du mode de vie/consommation des Vendéens. La caractérisation des poubelles permet de s’apercevoir que les biodéchets y occupent une place importante puisqu’ils représentent plus de 40 % des déchets. Cette part importante de biodéchets interroge. Sachant que la plupart des habitations sont pavillonnaires,  la mise en place du compostage individuel est aisément réalisable. La preuve, près de 120 000 composteurs individuels sont présents dans les jardins. Le compostage en tas existe, il n’est pas dénombré. Le compostage collectif existe également : 80 installations sont en place

Le Drive tout nu

Le drive tout nu est un drive zéro déchet permettant de faire l’ensemble de ses courses du quotidien en vrac.